mercredi 17 décembre 2008

3 jours à Mount Hagen

Mardi 9 décembre

Départ de l’hôtel à 7h, avec le mec qu’on avait raté à l’aller ; heureusement qu’il est là : à l’enregistrement, les ordis sont en panne, tout se fait à la main et il y a 200 ou 300 personnes -difficile à dire- qui s’entassent devant les comptoirs. Il se démerde, on ne sait pas trop comment pour nous faire passer quasiment devant tout le monde, sans provoquer d’esclandre. Le vol prévu à 8h45 partira à 9h40, c’est encore une fois assez inespéré. Nos bagages sont à l’arrivée … Espérons que ça durera, Inch’Allah !
Deux papous nous attendent et nous conduisent par une route de montagne boueuse à notre lodge (situé à 2000m) : Rondon Ridge, superbe eco-lodge de la province de West Highlands, dominant la vallée et où nous sommes les seuls clients !



Déjeuner (tout exprès rien que pour nous),


puis petite balade dans la forêt autour, et le village avoisinant (à peine 1h30), et déjà une approche -certes encore très soft- des pistes boueuses et de quelques indigènes




mais il ne pleut pas, il fait même assez beau ;


l’altitude aidant, l’air est frais sans être froid, bref, assez agréable.


Cela dit, on espère que les jours suivants seront un peu plus denses, parce que là c’est le grand calme ; on va manquer de bouquins, Claire surtout …
Surprise, en fin d’après-midi on nous annonce qu’un autre couple vient d’arriver : ce sont deux anglais retraités, vivant à Cardiff. Ils sont partis pour 11 semaines et ont volé de Londres à Moscou, puis ont pris le transsibérien jusqu’à Oulan-Bator, ont passé quelques temps en Mongolie sous la yourte et la neige, puis on continué sur Beijing. De là, ils ont renvoyé par avion leurs affaires d’hiver et sont partis aux Philippines ; ensuite, Singapour, puis Port Moresby ; ils sont en PNG pour une dizaine de jours et partent ensuite en Australie, font un saut en Nouvelle-Calédonie puis en Tasmanie (où faute de trouver des hôtels en ces périodes de fête, ils ont loué un camping car) et enfin aux Fidji, avant de rentrer par Buenos Aires et Madrid !!! Quand je pense que Claire trouve que je veux trop voyager … à l’évidence, je ne suis pas le seul ; il y a même pire !
Dîner assez bon. On est au lit à 20h30 !

Mercredi 10 décembre

Départ 9h, pour aller visiter 3 villages de la vallée : le premier est en fait un centre « culturel » où ils simulent l’histoire des « mud men » : des méchants ont chassé par les armes de gentils agriculteurs de leurs terres ; les méchants font du feu, s’installent, font venir leurs femmes et sont bien contents d’avoir cette terre en plus. Les gentils, pour se venger, se couvrent de boue, revêtent des masques de terre cuite et retournent chez les méchants pour les effrayer. Ces derniers pensant que ces « mud men » sont les fantômes des gentils qui viennent les prendre, s’enfuient en leur restituant leur terre. C’est pas le Ramayana, mébon … Bref, ils nous jouent tout ça en costume ; c’est évidemment pour les touristes (cela dit, nous ne sommes que 4 !), mais c’est sympa et ça fait de belles photos …







Je suis sûr que vous ne m’aviez pas reconnu …


Il fait très beau aujourd’hui, pas la moindre goutte de pluie, grand soleil ; il fait même, malgré l’altitude, assez chaud.
Le deuxième village est aussi une reconstitution de divers trucs traditionnels ;




là, pas d’histoire, mais ils nous montrent comment ils cultivaient la patate douce, comment ils obligeaient la canne à sucre à pousser en hauteur (passionnant !), comment ils conciliabulent entre hommes pour décider des aménagements du village, des rapports avec les clans voisins, etc. …


tout plein de choses très intéressantes (sic), mais là aussi assez photogéniques, même si évidemment, tout ça est simulé.
Je ne suis pas sûr qu’il y ait encore des endroits où les gens vivent comme ça et s’il y en a, je ne crois pas que nous puissions y aller …



Pique-nique dans ledit village.
Troisième et dernière étape, un petit village où un mec, tout seul avec sa femme et ses deux filles, a réalisé un assez superbe jardin qui comporte un toucan,


plusieurs centaines de sortes d’orchidées et je ne sais combien d’espèces autres.
Il possède aussi un superbe opossum au pelage de neige !



Encore des photos … J’en aurai pris en gros 80 aujourd’hui.
Retour au Lodge vers 16h. Fin des activités.
Dîner 19h. Au lit à 20h30 … la vraie vie …

Jeudi 11 décembre

Départ 9h à nouveau, cette fois-ci vers des villages à l’ouest de la vallée (hier nous étions allés vers l’est) ; les anglais, le mari étant malade, ne viennent pas.
Le matin, le temps semble plus couvert qu’hier, mais il ne pleut pas.


Il fait doux. En fait rapidement le temps se dégage ; il fera beau et chaud toute la journée. Sachant que c’est censé être déjà la saison des pluies et que dans les Highlands il pleut particulièrement beaucoup, pour l’instant, on a du bol …
Cela dit journée sans grand intérêt ; on nous rejoue quelques saynètes alc du genre : quand les femmes ont leurs règles, elles ont impures (ça on le sait !), donc non seulement on ne dort pas avec elles, mais elles n’ont plus le droit d’arracher les patates douces à la main, elles se contentent de les déterrer avec un bâton et le mari les ramasse.



Comme elles sont impures, il se fait lui-même la cuisine … Marrant, non ? Cela dit, il se casse pas, il se fait justes des patates douces cuites sous la cendre.

Ensuite, on fait connaissance avec toute la famille.




Puis route superbe, entre montagne et vallées, rivières et cascades.



Dans le deuxième village, le chef était malade, donc pas en tenue traditionnelle, mais bêtement en chemise ; il nous présente quand même 3 de ses 5 femmes, toutes plus moches les unes que les autres, mais parées de coquillages …


Pour finir, un petit tour au marché, ses légumes,


Et son rayon mode.


Retour 15h30. Fin du programme Mount Hagen. C’était le début du circuit et a priori la partie la moins authentique. On espère que la suite sera plus « ethnique » …
Demain matin on décolle en effet en petit avion taxi pour Karawari Lodge, dans la région de la Sepik river. Il est censé faire chaud, humide et moustiqueux … On va voir.
Encore une surprise au dîner, on voit débarquer une australienne, qui vient voir dans quelle mesure elle peut développer son propre business dans l’écotourisme pour australiens et un sudaf’ (Brent Stirton : http://www.brentstirton.com/), photographe pro vivant à New-York, spécialisé dans la couverture des conflits (il revient du Congo), ayant deux contrats annuels avec National Geographic, plusieurs avec Newsweek et en reportage pour Discovery Channel sur la persistance de la culture traditionnelle en PNG …

1 commentaire:

Jérem et Laeti a dit…

Marrant les seins poilus de la vieille...