mercredi 31 décembre 2008

Réveillon à Melbourne



ça va être chaud ... et en plus on a 10h d'avance sur vous ^^

vendredi 19 décembre 2008

jeudi 18 décembre 2008

Retour à Port Moresby

Mercredi 17 décembre

Journée de transition. Notre avion-taxi a déjà 1h 30 de retard … et ce n’est que le début d’une longue journée d’attente et d’angoisse (surtout pour Claire, qui se voit déjà bloquée ici !).
Finalement, l’avion arrive et ô surprise, il est complètement vide : il n’y a plus de sièges !!!
Ils en remettent tout de même 3, 2 tout à l’arrière (où nous nous installons) et un à l’avant où s’installe notre copain Brent.
Du coup, on s’amuse à prendre des photos de ce curieux aménagement.



Arrivée à Mount Hagen, transfert à l’hôtel Highlander, en ville, déjeuner autour de la piscine et re-départ pour l’aéroport. Evidemment, l’avion a du retard, annoncé à 16h40, puis 17h25, nous partirons finalement à 18h, mais, ouf, on rejoint bien Port Moresby.
C’est quand même ce qu’on appelle une journée de merde, où on passe son temps à poireauter …
Dîner à l’hôtel Airways, mise à jour blog et dodo.
Demain, lever 4h30, départ aéroport 5h pour décollage Brisbane 6h40 … enfin, ça, c’était la théorie …

Jeudi 18 décembre

Tout commence comme prévu … Sauf que, à l’aéroport, gros bordel ! Quoi c’est-y qui se passe-t-il donc ? Ben, l’avion pour Brisbane est en panne à Hong-Kong !?!
Un 757 avait été prévu en remplacement, mais il est en panne aussi, on ne sait où. Donc, seul avion dispo, un Fokker F100 qui va faire deux rotations, l’une à 6h40 (en réalité 7h et quelques), l’autre à 14h40 ! Priorité aux voyageurs Business class et à ceux ayant une connexion internationale ; ce n’est pas notre cas, donc on sera sur le deuxième vol … On change du coup nos billets pour Sydney ; on arrivera à 22h15 (Inch’Allah !), au lieu de 13h45.
Nous venons de gagner une matinée gratuite à Port Moresby en échange de notre après-midi à Sydney.
Ravis on est !
Et maintenant, va falloir voir si les nouveaux vols prévus sont à l’heure …
On n’est pas encore sortis de l’auberge …

(à suivre)

Bon, ben, c'est rapé ; notre vol aura finalement 10h de retard !!! Arrivés à Brisbane, plus de connexion pour Sydney ! On nous conduit à l'hôtel, nous paye le dîner, mais on ne sait pas trop quand on repart demain ...

mercredi 17 décembre 2008

Deuxième billet de Claire, en forme de résumé-conclusion …

C’est vraiment un pays où la pollution nous a épargnés, où la nature est belle mais il fait soit trop chaud avec des moustiques soit trop humide.
Et surtout c’est pas une vie de planter des patates douces le matin puis de manger une patate douce à midi puis de se planquer tout l’après midi dans sa hutte où la fumée encrasse tout à se raconter je ne sais quoi en attendant la patate douce du soir et … le lendemain.
Ici, les hommes et les femmes ne dorment jamais sous le même toit. Ils copulent dans les champs sur des feuilles de bananier ou debout ! Pour signifier à sa femme chèrement acquise qu’il est disponible, tôt le matin l’homme s’en va tirer la queue du cochon le plus proche. Son cri attire la femme qui s’en vient aussitôt contenter son bonhomme ! Si c’est pas romantique tout ça ! Quel merveilleux pays !
Evidemment on y meurt très souvent en couches ! Quand les contractions arrivent on sort de la case pour pas salir et on fait son bébé dans les champs ! Si ça se passe mal, c’est ennuyeux parce qu’il faut redonner des cochons pour se remarier ! Sinon qui s’occupera des patates ! Remarquez qu’hommes et femmes ne mangent pas ensemble non plus et que si la femme retourne la terre, plante et récolte, l’homme sait très bien se faire cuire ses patates tout seul !
On n’est pas mécontents de se tirer, j’espère juste qu’on va avoir notre avion-taxi puis que notre avion pour la capitale ne sera pas annulé demain après-midi, sans quoi notre vol pour des cieux plus riants jeudi matin serait annulé et je ne tiens vraiment pas à moisir ici ne serait-ce qu’un jour de plus.
Quand je pense que c’est Patrick qui nous a traînés ici alors qu’il ne cesse de se plaindre de boues bien moins collantes à Berchères ! Moi, ça ne me gène pas pour aller me promener dans la forêt profonde seule (comme d’hab) au risque de m’y perdre. C’est trop pénible de rester au lit tous les jours à partir de 14 ou 15 heures ! A entendre tomber la pluie. Le dîner est à 19h et on réussit en général à traîner jusqu’à 20 h ! En gros donc, au lit de 15 à 18 puis de 20h à 6 ou 7h ! Je me demande combien de temps il va me falloir pour revenir à un rythme de vie normal !

2 jours à Ambua Lodge et les environs de Tari ...

Lundi 15 décembre

Départ 8h. Brent vient avec nous à Ambua ; les 4 autres repartent vers Mount Ha gen.
Sympa, tout exprès pour nous, la piste a été fraîchement tondue (!)


Nouveau survol de la rivière serpentant entre les montagnes.


Arrivée non à Tari, comme nous pensions (c’est la bourgade la plus proche d’Ambua Lodge), mais directement sur la piste privée du Lodge …


Installation ; on est à nouveau à 2000 m, il ne fait plus 35°, mais 19° ; changement de climat assez radical ; l’air est frais mais pas froid ; en revanche il semble qu’il ait pas mal plu ; les abords sont trempés et bien boueux. Cela dit, encore une vue pas désagréable de nos huttes toutes rondes ;



Avant le déjeuner, il fait à peu près beau, on en profite pour aller faire une marche (un peu plus d’1h30) pas mal boueuse : le but, voir 2 cascades, en franchissant 3 ponts de singe, dans une dense « rain forest », en suivant une piste qui n’arrête pas de monter et de descendre …








Déjeuner, puis un peu de repos avant de faire la deuxième balade, vers une cascade encore plus grande.
Pas de bol (ou coup de pot, c’est selon …), on n’a pas fait 100m qu’il se met à flotter … demi-tour, toutes !
On patiente un peu, la pluie faiblit, Claire y va ; moi, je ne crois pas à l’accalmie et je renonce, je reste ; j’ai bien fait, 10mn après son départ, la pluie redouble … je m’demande dans quel état elle va rentrer …
Tiens, on frappe à la porte. Beuh … même pas drôle, elle avait pris un parapluie !


Je me recouche !



Mardi 16 décembre

Dernier jour « ethnique ».
6h ce matin on essaye d’aller voir des oiseaux de paradis ; il flotte, on en aperçoit vaguement 2-3 de loin, même avec mon 450mm, je les vois à peine …
Après le retour de ce « bird watching tour » assez nul et le petit dej’, on va assister à la préparation, puis à l’exécution d’un pseudo « sing-sing » avec les Huli wigmen; séance de maquillage :




Puis pose pour les photographes :





Vus de dos.


Et enfin, danse.



Les artistes saluent ; c’est fini (en fait tout ça a duré près de 2h ; je vous l’ai fait court, j’ai pris près de 50 photos !).


Notre ami Brent, qui est venu avec nous pour une fois, en profite pour faire la couverture de l’édition papoue de Vogue …


Deuxième « ethnic show », un village tout simple, une famille : la grand-mère, le grand-père, la fille, les petits enfants et le cochon ; le père est sans doute qqpart, on ne sait où …




Déjeuner pique-nique, et hop, troisième show : la « wig school » ! Là, ça mérite quelques explications. De jeunes hommes désirant se marier et trop pauvres pour acheter leur femme (rappelons qu’ici, les femmes s’achètent, essentiellement avec des cochons -du moins à la campagne- ; en ville, pas déconner, c’est du fric qu’on doit donner à la famille). Or donc, ces braves jeunes gens désargentés (oserai-je dire décochonisés ?) viennent dans cette école où on leur apprend à faire pousser leurs cheveux, grâce à un maître qui rend magique l’eau qu’ils se passent trois fois par jour sur les cheveux pour qu’ils poussent plus vite. Au bout de 18 mois environ, leurs cheveux sont assez longs pour qu’on les coupe et qu’on les vende (!) aux fabricants de perruques (perruques de tous les jours ou perruques de fête -mais perruques en cheveux naturels, et uniquement cheveux d’hommes !-). Une seule vente ne permet pas d’acheter la femme de ses rêves, on revient donc trois fois, quatre fois, … (nous avons vu un mec qui était là pour la 5ème et dernière fois ; il allait ce coup-ci avoir assez d’argent pour se payer le bon nombre de cochons et avoir enfin sa femme ; ça lui aura pris 90 mois, tout de même, faut pas être pressé !)
Quelques images de cheveux en cours de pousse ; pour l’un depuis 12 mois, pour les autres un peu moins …




Le professeur de pousse de cheveux :


Quand on rentre, il flotte et il fait presque froid !


Je ne pensais pas qu’on pouvait attraper de rhume en PNG. Merde, ben en fait, si ! J’ai une crève d’enfer …

Demain, retour en avion-taxi à Mount Hagen, puis vol Air Niugini pour Port Moresby.
Dernière nuit en PNG ; après-demain aux aurores, on décolle pour Brisbane puis Sydney.
Fin des aventures en Papouasie Nouvelle-Guinée …

3 jours à Karawari (région de la Sepik river)

Vendredi 12 décembre

Départ 7h15, pour redescendre à l’aéroport, où notre avion-taxi nous attend.


On n’ira pas direct à Karawari, on ira d’abord à Tari, chercher 2 russes qui étaient à Ambua Lodge (où nous allons ensuite).


Deux vols de 40mn environ, au-dessus de la jungle papoue ;



le temps est assez clair et ce survol des montagnes couvertes de végétation est assez sympa ; l’arrivée au-dessus des méandres de la Karawari river est même assez superbe …


Piste en herbe ; aérogare réduite à une simple hutte ;
quelques dizaines de mètres à pied pour rejoindre le bateau qui nous emmène au Lodge … Enfin, à la jeep qui nous monte au Lodge.



Installation dans les bungalows, avec vue splendide sur la rivière. Il fait très beau et … très chaud !




Déjeuner (lasagnes bolognaises, ça tombe bien, on avait envie d’un truc frais et léger … mébon, elles sont très bonnes, alors !), une heure de repos et départ, par bateau,
pour un village voisin où on nous dit tout sur le Sago : comment on extrait la farine de la pulpe du palmier (car au départ c’est le tronc d’un certain palmier que l’on évide !), comment on en fait des galettes, du pudding (j’ai goûté, ça n’a absolument aucun goût ; faut de l’imagination en matière d’épices pour rendre ça sympa …), … bref, tout !






En revanche, sur le zizi, rien ! Ici, pas le moindre étui pénien en vue …
Ensuite balade le long de la rivière, sans but précis, mais le paysage est superbe (mais ça pourrait tout aussi bien être un affluent de l’Amazone ou -pour ceux à qui ça rappellera des souvenirs-, la rivière Kinabatangan …). On fait tout en bateau, ça vous a un petit côté Apocalypse now, les mitrailleuses en moins.



Retour au Lodge vers 16h30.



On attend les moustiques vers 18h …
Finalement pas si terrible … Dîner 19h. Coucher 20h15. Il pleut.

Samedi 13 décembre

Départ 9h.


Il fait à nouveau très beau ; l’après-midi promet encore d’être tiède …
Une heure de bateau, on descend la rivière Karawari




vers un village qui n’a rien de spécial (pas de show pseudo-ethnique),


c’est justement l’intérêt : voir tout simplement la vie dans un village reculé aujourd’hui, qui vit quasiment en autarcie, de sago, de pêche et, tout de même de sculpture qu’ils vendent aux quelques touristes qui s’aventurent jusqu’à eux.





Bon, ben, voilà, on a vu. Veni, vedi, reparti … non sans avoir acheté un truc, quand même.
Les enfants, toujours les enfants …


Déjeuner pique-nique sur le bateau. Ensuite, petite balade au fil de l’eau,




Puis un deuxième village, où là ils nous font une démo de la fin (juste l’extrême fin, hein !) d’une danse de la victoire sur les ennemis jurés du clan voisin ; ils s’acquittent de ça d’un air assez ennuyé ; on ne doit pas être assez nombreux pour qu’ils se donnent à fond ! Mébon, encore une fois, même si ça n’a vraiment rien d’authentique, ça fait toujours des photos colorées.






En fait ça l’est (authentique), mais seulement à l’occasion de fêtes -qu’on appelle sing-sing, ici- et naturellement pas en temps « ordinaire » ; dans la vie de tous les jours, ils sont en short et t-shirt ou chemisette, les enfants, en revanche sont à poil, mais pas peinturlurés …


Voilà, retour le long de la rivière, toujours aussi belle, mais on crève de chaud dès que le bateau ralentit, il fait pas loin de 35° à l’ombre, au soleil, mieux vaut ne pas savoir.


Retour vers 15h30. On se précipite sous la douche (froide !) et … repos.

Dimanche 14 décembre

D’abord Claire me souhaite un bon anniversaire papou ! Les brumes matinales dissipées, une journée de grand soleil s’annonce.



Programme assez voisin de celui d’hier, on se balade sur la rivière dans des paysages toujours superbes (tant pis si je me répète). On visite des villages, pleins de « bons sauvages », vivant heureux, loin des crises financières, loin de tout …




Les enfants sautent dans l’eau, les hommes fabriquent des canoës à tête de crocodile, sculptent des machins,



des masques, des tambours, les femmes pêchent, tissent, travaillent le sago, … que demander de plus, hein ? Ici, ils ne prennent même pas la peine de cultiver fruits et légumes : sago et poisson leur suffisent, sagesse ou paresse ?


On visite l’église, l’école ;



on grimpe sur la colline d’où on jouit d’un panorama splendide.



Ici, la vie est simple, sans souci.
On a tout de même droit à un petit show : les femmes se mettent en tenue traditionnelle de pêche (!), mais, euh … c’est vraiment juste pour la photo ; ça dure à peine 5 mn. Faut dire qu’elles l’avaient déjà fait hier pour notre ami Brent (le sudaf’) et ça les faisait un peu chier de recommencer pour 6 touristes …



Ensuite pique-nique sur le bateau,


au bord d’un lac lui aussi magnifique,



et pour finir petite visite dans un abri au bord du lac où ils fument le poisson …


Retour encore plus tôt que d’habitude : 14h30.
Après-midi cool, à bouquiner, écrire ces quelques lignes, travailler un peu les photos, … les vacances, quoi !
Dernier apéro en attendant le coucher du soleil …

Demain, départ pour Tari en avion-taxi, pour deux jours à Ambua Lodge, dans les Highlands du sud ; on sera à nouveau à 2000m et il fera plus frais. On espère pas trop pluvieux. Pour l’instant, pas un seul jour de pluie depuis le départ du circuit, juste quelques courtes averses le soir …