mercredi 17 décembre 2008

3 jours à Karawari (région de la Sepik river)

Vendredi 12 décembre

Départ 7h15, pour redescendre à l’aéroport, où notre avion-taxi nous attend.


On n’ira pas direct à Karawari, on ira d’abord à Tari, chercher 2 russes qui étaient à Ambua Lodge (où nous allons ensuite).


Deux vols de 40mn environ, au-dessus de la jungle papoue ;



le temps est assez clair et ce survol des montagnes couvertes de végétation est assez sympa ; l’arrivée au-dessus des méandres de la Karawari river est même assez superbe …


Piste en herbe ; aérogare réduite à une simple hutte ;
quelques dizaines de mètres à pied pour rejoindre le bateau qui nous emmène au Lodge … Enfin, à la jeep qui nous monte au Lodge.



Installation dans les bungalows, avec vue splendide sur la rivière. Il fait très beau et … très chaud !




Déjeuner (lasagnes bolognaises, ça tombe bien, on avait envie d’un truc frais et léger … mébon, elles sont très bonnes, alors !), une heure de repos et départ, par bateau,
pour un village voisin où on nous dit tout sur le Sago : comment on extrait la farine de la pulpe du palmier (car au départ c’est le tronc d’un certain palmier que l’on évide !), comment on en fait des galettes, du pudding (j’ai goûté, ça n’a absolument aucun goût ; faut de l’imagination en matière d’épices pour rendre ça sympa …), … bref, tout !






En revanche, sur le zizi, rien ! Ici, pas le moindre étui pénien en vue …
Ensuite balade le long de la rivière, sans but précis, mais le paysage est superbe (mais ça pourrait tout aussi bien être un affluent de l’Amazone ou -pour ceux à qui ça rappellera des souvenirs-, la rivière Kinabatangan …). On fait tout en bateau, ça vous a un petit côté Apocalypse now, les mitrailleuses en moins.



Retour au Lodge vers 16h30.



On attend les moustiques vers 18h …
Finalement pas si terrible … Dîner 19h. Coucher 20h15. Il pleut.

Samedi 13 décembre

Départ 9h.


Il fait à nouveau très beau ; l’après-midi promet encore d’être tiède …
Une heure de bateau, on descend la rivière Karawari




vers un village qui n’a rien de spécial (pas de show pseudo-ethnique),


c’est justement l’intérêt : voir tout simplement la vie dans un village reculé aujourd’hui, qui vit quasiment en autarcie, de sago, de pêche et, tout de même de sculpture qu’ils vendent aux quelques touristes qui s’aventurent jusqu’à eux.





Bon, ben, voilà, on a vu. Veni, vedi, reparti … non sans avoir acheté un truc, quand même.
Les enfants, toujours les enfants …


Déjeuner pique-nique sur le bateau. Ensuite, petite balade au fil de l’eau,




Puis un deuxième village, où là ils nous font une démo de la fin (juste l’extrême fin, hein !) d’une danse de la victoire sur les ennemis jurés du clan voisin ; ils s’acquittent de ça d’un air assez ennuyé ; on ne doit pas être assez nombreux pour qu’ils se donnent à fond ! Mébon, encore une fois, même si ça n’a vraiment rien d’authentique, ça fait toujours des photos colorées.






En fait ça l’est (authentique), mais seulement à l’occasion de fêtes -qu’on appelle sing-sing, ici- et naturellement pas en temps « ordinaire » ; dans la vie de tous les jours, ils sont en short et t-shirt ou chemisette, les enfants, en revanche sont à poil, mais pas peinturlurés …


Voilà, retour le long de la rivière, toujours aussi belle, mais on crève de chaud dès que le bateau ralentit, il fait pas loin de 35° à l’ombre, au soleil, mieux vaut ne pas savoir.


Retour vers 15h30. On se précipite sous la douche (froide !) et … repos.

Dimanche 14 décembre

D’abord Claire me souhaite un bon anniversaire papou ! Les brumes matinales dissipées, une journée de grand soleil s’annonce.



Programme assez voisin de celui d’hier, on se balade sur la rivière dans des paysages toujours superbes (tant pis si je me répète). On visite des villages, pleins de « bons sauvages », vivant heureux, loin des crises financières, loin de tout …




Les enfants sautent dans l’eau, les hommes fabriquent des canoës à tête de crocodile, sculptent des machins,



des masques, des tambours, les femmes pêchent, tissent, travaillent le sago, … que demander de plus, hein ? Ici, ils ne prennent même pas la peine de cultiver fruits et légumes : sago et poisson leur suffisent, sagesse ou paresse ?


On visite l’église, l’école ;



on grimpe sur la colline d’où on jouit d’un panorama splendide.



Ici, la vie est simple, sans souci.
On a tout de même droit à un petit show : les femmes se mettent en tenue traditionnelle de pêche (!), mais, euh … c’est vraiment juste pour la photo ; ça dure à peine 5 mn. Faut dire qu’elles l’avaient déjà fait hier pour notre ami Brent (le sudaf’) et ça les faisait un peu chier de recommencer pour 6 touristes …



Ensuite pique-nique sur le bateau,


au bord d’un lac lui aussi magnifique,



et pour finir petite visite dans un abri au bord du lac où ils fument le poisson …


Retour encore plus tôt que d’habitude : 14h30.
Après-midi cool, à bouquiner, écrire ces quelques lignes, travailler un peu les photos, … les vacances, quoi !
Dernier apéro en attendant le coucher du soleil …

Demain, départ pour Tari en avion-taxi, pour deux jours à Ambua Lodge, dans les Highlands du sud ; on sera à nouveau à 2000m et il fera plus frais. On espère pas trop pluvieux. Pour l’instant, pas un seul jour de pluie depuis le départ du circuit, juste quelques courtes averses le soir …

2 commentaires:

Jérem et Laeti a dit…

Peut-être que j'ai pas bien suivi mais j'ai pas du tout compris ce qu'était le sago...

Sinon, vu l'état des seins de toutes ces Papoues, même les jeunes, on comprend mieux l'intérêt du soutien-gorge. Tu pourrais proposer tes photos à Wonderbra pour qu'ils en fasse une pub !

Patrick a dit…

Le sago est la base de l'alimentation dans cette région. Il s'git d'un palmier spécial, dont on fend le tronc pour en sortir une pulpe qui, trempée dans l'eau, laisse en dépot une espèce de farine. Cette farine sert à préparer soit des galettes, soit (ce que j'ai photographié) une sorte de pudding gélatineux qu'il convient ensuite d'aromatiser ...
C'est plus clair comme ça ?